Fils d'un riche bourgeois d'Abidjan, Jean a décidé de quitter son travail à la scierie familiale pour s'engager dans la troupe locale comme musicien de kora. Bien sûr le père se fâche et Jean quitte la maison. Comme bien des notables du coin, il se retrouve Rue Princesse, haut lieu de la prostitution, très fréquentée où il rencontre Josie, l'une des jolies prostituées de ce quartier chaud. En comparaison avec les amies de sa mère qui ont tendance à le regarder d'un peu trop près ou avec les fiancées potentielles trop BCBG qu'on essaie de lui jeter au cou, Jean découvre un autre monde plein d'éclats de rires et d'humour auprès des "toutous" prêtes à l'ensorceler et en tout cas le protéger de sa famille. Josie est une jeune femme franche et débrouillarde qui gère son corps comme une entreprise qu'il faut aussi protéger du sida en utilisant des préservatifs. Ses clients sont souvent des bourgeois qu'il faut déniaiser et éduqués face à cette maladie. Mais la belle ne résiste pas à Jean qui cherche à la persuader qu'elle a d'autres talents et qu'elle pourrait chanter dans son groupe. Le couple ainsi formé bouscule les classes sociales et les préjugés. Josie chantera.
Alexis BOUAZO (Jean)
Félicité WOUASSI (Josie)
Gérard ESSOMBA (Emile)
Georgette PARE (Rokia)
Akissi DELTA (Double coca)
Honorine ORSOT (la femme blanche)
Bitty MORO (le maire)
Kodjo EBOUCLE (le banquier), regards de cinéastes
SCENARIO : Henri DUPARC
IMAGE : Bernard DECHET
SON : Jean MINONDO
MONTAGE : Agnès VAURIGAUD
MUSIQUE : Issouf KANTE
PROD : Focale 13 (Côte d'Ivoire) / Blue Films (France)
SUP : 35 MM /C
DUREE : 86'
DATE : 1993
GENRE : FICTION
Johannesburg - Prix du meilleur second rôle (Gérard Essomba)
SALLE : 31.08.1994
« Rue princesse est une délicieuse comédie, pleine de fraîcheur, d'humour et de plaisir. »
Cinéma 94 - Septembre 1994
« L'ambiance de Rue Princesse est, elle, à 100 % ivoirienne. On peut y rire sans scrupules, si on n'est pas trop regardant sur la vertu des filles de joie ni sur celle du scénario. D'ailleurs, le succès qu'a rencontré le film partout où il a été diffusé en Afrique prouve que Rue Pricesse ne manque pas de clients. »
Michel Amarger, Fespaco 1995
« Cette petite comédie, qui retrace tant bien que mal l'histoire des amours contrariées d'un fils de bonne famille et d'une prostituée, associe intrigue sentimentale (fade) et satire (gentille) des moeurs des notables locaux. »
Le Monde - 1 septembre 1994
Voir le site d'Henri Duparc : www.henriduparc.com
Vous avez 48 h pour le voir tant que vous voulez !
Ce film est visible dans tous les pays francophones.