Dans un petit village malgache, un enfant vient au monde au cours d'une éclipse de soleil, signe néfaste. Conformément à la tradition qui veut qu'un tel enfant soit doté d'une incroyable force destructrice, son père lui fait subir l'épreuve du parc à boeufs. Le nouveau-né est placé la nuit au milieu des bêtes. Soit il peut mourir piétiné ou vivre au petit matin et alors redevenir un homme comme tous les autres. Miraculeusement épargné, le bébé s'en sort mais blessé. Kapila boiteux est emmené loin du village par Raivo, sa mère adoptive. Ignorant son destin, il va errer de longues années et subir la misère de la ville. Quand le Petit voleur, son seul ami, meurt assassiné victime de cette violence, Kapila, ayant enfin appris ses origines maudites, décide de partir à la recherche de son père. Pour devenir quelqu'un, il lui faut affronter ce père devenu un poète fou.
Jean RABENJAMINA (Kapila)
Louis VAHANDANITRA (le père)
Aimée RAZAFINDRAFARASOA (la femme aveugle)
Joseph RANIZAFILAHY (le petit voleur)
Rondro RASOANAIVO (Raïvo)
Christiana RASON HARIMALALA
Barbara RAZANAJAO
SCENARIO : Raymond RAJOANARIVELO / Santiago AMIGORENA / Suzanne SCHIFFMAN
IMAGE : Bruno PRIVAT
SON : Jean-Pierre HONEL
MONTAGE : Nathalie HUBERT
MUSIQUE : Manu KATCHE
PROD : JBA Production (France) / La Sept Cinéma (France) / Canal Horizon
SUP : 35 MM/ C
DUREE : 90'
DATE : 1996
GENRE : FICTION
Prix du scénario de la Fondation Gan pour le Cinéma 1991
Toronto 1996
Paris 1996 - 2èmes Rencontres Internationales de Cinéma
Carthage 1996
San Sebastian 1996
Saint-Flour 1996 - 17è Rencontres Cinéma et Monde Rural
Amiens 1996 - Compétition
Namur 1996 - Compétition
Le Caire 1996
Fribourg 1997 - Panorama
Vues d'Afrique 1997
Cannes 1997 - Regard social, regards de cinéastes
SALLE : 25.12.1996
« Dans ce film, la nature raconte davantage que les personnages n'expliquent. A chacun de trouver sa voie. La beauté fulgurante des paysages n'est pas esthétisante : elle nous accompagne dans un voyage où l'espace et le temps se confondent. plus encore que dans son précédent film Tabataba (1987), Raymond Rajanonarivelo laisse la nature guider les hommes. Son travail sur l'image et sur le son amplifie la magie qu'elle exerce: les brumes s'accorchent aux flancs des montagnes ou se réunissent pour déclencher l'orage, la foudre à la force du châtiment divin, les étoiles du destin finissent par rencontrer la mer. »
Lettre des musiques et arts africains - Janvier 1997
« Jacques Le Glou : La planète Madagascar n'est pas à priori accueillante pour un tel projet : absence de strutures cinématographiques, pas de techniciens, pas de comédiens professionnels;" L'autre défi était de traduire en images une ancienne légende orale. "Je pense que nous avons réussi cette tranformation du récit en visuel, en grande partie grâce à l'approche tout en humilité de Raymond Rajaonarivelo, le réalisateur. Il a tourné cette histoire comme un film réalisé sur la pointe des pieds. »
Cinémag - Janvier 1997
« La légende malgache du boiteux, mythe de l'origine et de la différence, est assez forte pour atteindre le spectateur adulte et européen. Mais il aurait fallu plus de souffle dans la narration et surtout dans la mise en scène. »
Première - Janvier 1997
« Curieux mélange de fable animiste et d'allusions bibliques...»
Télérama - 25 décembre 1996
Vous avez 48 h pour le voir tant que vous voulez !
Ce film est visible dans le monde entier dans la version proposée.