Une journée d'un pauvre transporteur qui véhicule clients et marchandises dans une charrette attelée à un cheval, Albourah. Borom Sarret est un ancien combattant médaillé qui travaille dur pour nourrir sa famille. Le matin, il embarque gratuitement ses voisins vers la ville. Là au marché Sandaga, il transporte tout, des barriques, des briques, une femme enceinte vers l'hôpital, et même un enfant mort vers le cimetière. Il rencontre un griot qui lui fait la manche. A la fin de la journée si péniblement gagnée, un client lui demande de le déposer dans les quartiers chics interdit aux charrettes. Il se fait arrêter et dresser une amende : le client indélicat est parti sans payer. Il se fait confisquer sa charrette, son unique outil de travail. Il rentre alors chez lui, sans argent et sans nourriture. Sa femme sort pour assurer le repas du soir... Une peinture de la vie quotidienne dans les bidonvilles de Dakar.
Abdoulaye LY (le charretier)
Melle N'DIAYE (la jeune mère)
ALBOURAH (le cheval)
SCENARIO : SEMBENE, Ousmane
IMAGE : Christian LACOSTE
MONTAGE : André GAUDIER
PROD : Les Films Domirev (Sénégal) Actualités françaises (France)
SUP : 16 MM /NB
DUREE : 22'
DATE : 1963
GENRE : FICTION
Tours 1964 - Prix de la première oeuvre
Film Africain et Malgache 1964 - Prix spécial
Val de Marne 1984
Amiens 1993
Réel 1996
Amiens 2007 - Hommage Sembène Ousmane
« Ce film montre en vingt minutes la difficulté d'être des inadaptés, des malchanceux du monde nouveau de l'Indépendance, où l'on a fort à faire pour rester honnête. L'engrenage social broie les faibles au profit des puissants. Quand le charretier se pose la dernière question: "Où va-t-elle ?", nous savons très bien où elle va... mais qui pourrait la blâmer ? Tant de misère nous révolte et nous en recherchons les causes. »
Réel 1989
« Sembene y réussit la fusion entre l'art éprouvé des classiques du cinéma (muet notamment) et la tradition poétique du récit africain.»
Amiens 1993
« Se plaçant volontairement au-delà de toute appartenance ethnique pour dire la révoltante condition subie par les plus humbles, Ousmane Sembene, qui signe là son premier film, accède d'emblée à un message universel.»
Angers 1996
Vous avez 48 h pour le voir tant que vous voulez !
Ce film est visible dans le monde entier dans la version proposée.