Fred est photographe. Il est venu en Tunisie pour faire un reportage sur les bezness, ces jeunes gigolos qui vendent leurs charmes aux touristes. Pour travailler dans cet univers fermé à l'image, liée à l'interdit religieux, où on ne peut se représenter, il se fait protéger par Roufa, un beau jeune homme qui vit lui aussi de son corps. Roufa, comme beaucoup d'autres gigolos, ne rêve que de partir avec un touriste pour l'Europe. Emigrer ! Se mouvant dans ce monde très permissif dont il a adopté les manières libres faites de sensualité, du plaisir des corps, il n'applique pas la même morale à tous. Revenu chez lui, en famille, c'est en gardien des traditions qu'il agit. Il ne tolère aucun écart des siens, surtout pas de sa fiancée, Khomsa. La jeune femme ignore les activités de son fiancé. Jalouse, elle tente de séduire Fred et s'enfuit chez le marabout pour expulser sa révolte. Fred, écoeuré par cette réalité sociale qu'il n'a pénétré qu'au travers de son objectif, détruit son appareil photo. Khomsa s'est libérée des hommes et se balade sur la plage.
Abdel KECHICHE (Roufa)
Ghalia LACROIX (Khomsa)
Jacques PENOT (Fred)
Manfred ANDRAE (l'Allemand)
Mustapha ADOUANI (le commissaire)
Adel BOUKADIDA (Aziz)
Ahmed RAGOUBI (Navette)
Jamel SASSI (Flash)
Sondes BELHASSEN (Ghalia)
Najoua HAFEDH (Fatma)
Claire JOLIVET (la fille de la piscine)
SCENARIO : Nouri BOUZID
IMAGE : Alain LEVENT
SON : Hechmi JO
PROD : Cinétéléfilms (Tunisie) / Flach Film (France)
SUP : 35 MM/ C
DUREE : 90'
DATE : 1991
GENRE : FICTION
Cannes - Quinzaine des réalisateurs 1992
Le Caire 1992
Londres 1992
Fespaco 1993
Rotterdam 1993
Harare 1993
« A travers un film attachant, dur, "pasolinien" Nouri Bouzid jette un éclairage inédit sur les marges de la société tunisienne. Son grand mérite est d'avoir dressé un constat existentiel de l'intérieur, sans exotisme aucun ni faux-semblants. La Tunisie qui fut - relativement - le pays maghrébin le moins endoctriné a pu enfanter des personnalités tout à fait singulières comme Nouri Bouzid, un cinéaste dont on entendra encore parler. »
La Revue du cinéma - Juillet 1992
« Bezness. Mot étrange, sans vraiment d'origine, à mi-chemin entre deux langues. En le choisissant comme titre d'un film remarquable sur les gigolos de Sousse, ceux qui draguent et vivent du touriste, le Tunisien Nouri Bouzid dévoile son vrai sujet : la rencontre ratée de deux cultures sur fond de bronzette. Sous la plage, un pavé. »
Politis - 11 juin 1992
« On peut certes discuter des vertus artistiques et techniques de Bezness, on ne peut lui dénier son caractère inédit, pionnier, casseur de tabous. »
Le Monde - 20 juin 1992
Vous avez 48 h pour le voir tant que vous voulez !
Ce film est visible dans le monde entier dans la version proposée.